Je dédie se site à ma petite fille chérie qui est partie bien trop tôt pour son dernier voyage le 10 janvier 2002 à l' âge de 26 ans

06-04-10

L'etranger

En marchant sur le trottoir, un étranger me bouscule en passant près de moi !
" Oh excusez-moi " lui dis-je !
Il me répond : "Je vous demande pardon aussi, je ne vous avais pas vu !
Nous étions vraiment polis l'étranger et moi. Nous avions échangé de belles paroles, et nous avons repris notre chemin en se laissant sur un" Au revoir ! "
Une fois à la maison... Une histoire différente se passa.
Plus tard dans l'après-midi, tout en préparant le souper, mon fils arriva derrière moi et resta figé là, sans un mot.
En me retournant brusquement, je l'ai fait tomber." Pousse-toi de là, " Lui dis-je avec colère, "toujours dans mes jambes" ! Il se retourna et s'en alla le cœur brisé. Je n'avais pas réalisé la peine que je venais de lui faire.
Vers la fin de la soirée, j'allai me coucher et? Et Dieu de sa douce voix.... me dit :" Pourquoi est-ce si facile d'être plein de gentillesse envers les étrangers et ne pas être capable de le faire pour les gens près de toi qui t'aiment et que tu aimes ? " Lève-toi et vas voir sur le plancher de la cuisine. Tu y trouveras un joli bouquet de fleurs près de la porte d'entrée, ce sont les fleurs que ton fils t'avait apportées dans la journée. Il a cueilli lui-même ces fleurs pour toi : Il y en a de couleur rose, jaune et bleue.
Ce que tu n'as point compris, c'est qu'il était arrivé derrière toi sans bruit pour ne pas dévoiler la surprise qu'il voulait te faire. Mais tu n'as jamais vu les larmes couler de ses yeux quand tu lui as dit de partir. "
Je me levai pour aller voir près de la porte d'entrée et vis le joli bouquet de fleurs par terre. C'est à ce moment, que je commençai à me sentir vraiment mal, alors mes yeux se remplirent de larmes...
Sans faire de bruit, je me rendis près du lit de mon fils et lui dis : "Réveille-toi trésor, réveille-toi ! " ." Est-ce les fleurs que tu as cueillies pour moi aujourd'hui ?"
Il sourit et me répondit : " J'ai trouvé ces fleurs près d'un arbre et je les ai cueillies car je trouvais qu'elles étaient belles. comme toi maman ! Je savais que tu les aimerais, spécialement les bleues car je sais que tu aimes le bleu."
Je lui dis : " Mon fils, je suis vraiment désolée de la façon dont j'ai agi avec toi aujourd'hui". Je n'aurais jamais dû crier après toi comme je l'ai fait".
Il me répondit : " Oh, Maman, c'est ok. Je t'aime quand même tu sais !"
" Mon fils, je t'aime aussi et j'adore tes fleurs et spécialement les bleues".
Un grand moment de tendresse nous unit alors.

 

barrecoeur

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L'éléphant

L'éléphant se trouvait au bord d'un ruisseau. L'eau coulait, claire et transparente. Il eut envie de boire. Il se pencha au-dessus de l'eau, trempa sa trompe et... plouf !" Quoi ! Que ?... mais qu'est-ce que... AAAaaaarrrrggggghh j'ai perdu mon oeil !" s'écria l'éléphant au comble de la panique.
Effectivement, son oeil droit s'était détaché de son orbite et était tombé au fond du ruisseau. Le mastodonte chercha à retrouver son précieux globe. Il ne vit rien. Très inquiet, il agita sa trompe dans tous les sens, cherchant à saisir son oeil dans le lit du ruisseau. Il remua tant et si bien que l'eau devint trouble. Plus il agitait sa trompe et plus le sable remontait, compromettant ses chances de retrouver une vue complète.
Soudain, l'éléphant entendit rire à gorge déployée. Furieux, il releva la tête et vit, sur un rocher au bord de l'eau, une petite grenouille verte. Elle riait, elle riait..., la bouche grande ouverte : - coaAH ! coAH ! coAH ! coAH !...
- Tu trouves ça drôle. J'ai perdu mon œil et ça te fait rire ?!
- Ce qui est drôle, c'est de voir à quel point tu t'agites.
Calme-toi, tout ira mieux !
L'éléphant, un peu honteux, suivit le conseil de la grenouille. Il se calma et cessa d'agiter sa trompe. L'eau redevint calme, peu à peu le sable retomba. Tout au fond du ruisseau, l'éléphant vit son œil, intacte. Il le saisit avec sa trompe, le remit dans son orbite, à sa place. Sans oublier de remercier la grenouille verte.
......................................................................
Ce petit conte apparemment simpliste renferme une grande sagesse. L'éléphant perd un œil et ce n'est pas anodin : cette cécité soudaine, cette eau troublée, cette agitation, ce désespoir, c'est ce qui nous arrive lorsque nous perdons pied et que notre précipitation nous rend aveugle. Nous sommes momentanément incapable d'interpréter avec lucidité ce qui nous entoure. Pour éviter cette désorientation, il existe une solution : attendre que la situation s'éclaire, que les nuages noirs se dissipent.

 

barrecoeur

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une pierre précieuse

Un homme de grande spiritualité, un sannyasin, approchait la périphérie d'un Village en Inde...
Il s'installa pour la nuit sous un arbre, quand soudain un villageois courant vers lui, cria : " La pierre ! la pierre ! Donnez-moi la pierre précieuse ! "
" Quelle pierre ?" demanda le sannyasin.
" La nuit dernière, le Seigneur Shiva m'est apparu en rêve, dit le villageois, et me dit que si j'allais à la périphérie du village à la tombée de la nuit, je trouverais un sannyasin qui me donnerait une pierre précieuse qui me rendrait riche pour le restant de ma vie..."
Le Sannyasin fouilla dans son sac et en sortit une pierre :
" Il voulait probablement dire celle-ci, dit-il, en tendant la pierre au villageois : je l'ai trouvée dans un sentier de la forêt, il y a quelques jours. Tenez,
Je vous la donne..." dit le Sannyasin, en toute simplicité.
Le villageois regarda la pierre Précieuse avec émerveillement : c'était probablement le plus gros diamant du monde...
Il prit le Diamant, et s'éloigna rapidement.
Toute la nuit, il se retourna dans son lit, incapable de dormir. il réfléchit....
Le lendemain, dès l'aube, il éveilla le Sannyasin et lui demanda :
" Donnez-moi plutôt la Richesse Intérieure qui vous permet de donner ce Diamant avec autant d'aisance..."

 

barrecoeur

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les ballons

Un petit noir regarde un marchand de ballons dans la rue.
Ses yeux brillent. Il y a des ballons de toutes les couleurs, rouges, bleus,blancs, noirs, jaunes...
Le vieux monsieur qui vend les ballons voit le garçon qui hésite, puis prend son courage à deux mains et s'approche de lui." Dis Monsieur, est-ce que les ballons noirs volent aussi haut que les autres ?"
Le vieux Monsieur a presque la larme à l'œil.
Il prend le garçon dans les bras, l'installe sur un muret et lui dit :" Regarde"
Il lâche tous ses ballons qui s'envolent en grappe et montent,montent, montent dans le ciel jusqu'à disparaître tous tellement ils sont hauts.
" Tu as vu ?"
" Oui"
" Est-ce que les ballons noirs sont montés aussi haut que les autres ?"
" Oui Monsieur"
" Tu vois, mon garçon, les ballons, c'est comme les hommes.
L'important ce n'est pas leur couleur, ce n'est pas l'extérieur.
Non, l'important, c'est CE QU'IL Y A EN EUX.
C'est ce qu'il y a en toi qui fera toute la différence dans ta vie.

 

barrecoeur

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L'agenda de la vie

Un habitant du New Jersey aux États-Unis vient d'intenter un procès à l'hôpital qui l'a soigné. Obèse, il avait désiré se faire poser un anneau stomacal, censé l'empêcher de grossir.
Quelques jours après son opération, il furetait déjà dans les couloirs de l'hôpital à la recherche des cuisines. Quand il les trouva, il se dirigea tout droit vers l'immense frigo et mangea tout ce qui lui passait sous la main. Son anneau sauta et déclencha une hémorragie interne.
Le patient s'en est miraculeusement tiré. Mais il s'est retourné contre ses sauveurs : "ce n'est pas ma faute" a-t-il dit, "mais celle des docteurs qui auraient dû cadenasser le frigo !"
Si cette histoire vraie nous fait bondir c'est parce que nous y reconnaissons nos propres faiblesses : en admettant que le premier péché fut de manger le fruit défendu, le second est
celui qui nous pousse à l'excuser abusivement... Combien de fois entendons nous cette phrase : "ce n'est pas ma faute, c'est LUI ou c'est ELLE qui m'y a poussé " ?
Or, pour vivre heureux, il faut savoir endosser la responsabilité de nos actes et de nos échecs éventuels. Pourquoi ? Parce que cette méthode courageuse est aussi la garantie que nos
réussites seront vraiment NOS réussites.
De merveilleuses choses vous arriveront si vous décidez enfin d'être responsables de ce qui entre dans votre esprit et dans votre corps.

 

C'est à vous de décider avec quoi vous remplirez le nouvel agenda de votre vie

 

barrecoeur

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04-04-10

Natacha ma petite fille cherie

 

Nana

1976 - 2002

 Souvenez  vous d'elle avec un sourire ,et non avec tristesse car c'est ainsi qu'elle pensera à vous
      Si vous n'y arrivez pas ! alors oubliez la !

       
      

               
            
          8jours
Elle aimait le bleu ,dès sa naissance elle a baigné dans le bleu,
          c'était un petit bout de chou de trois kilogrammes,
          Dieu comme nous l'aimions déjà, son père et moi,
          nous étions nous même encore presque des enfants j'avais 20 ans et lui 22
.

       
   

   

   

9 mois
          Elle charmait tout son entourage par sa bonne humeur et son sourire,
      une vraie petite image, jamais elle ne pleurait
         

         

3 ans
        Elle n'avait qu'une chose à faire ,grandir et
      s'épanouir comme la petite fleur qu'elle était

 

  

  9 ans

            Comme nous l'aimons notre petite fille

 


      
   15 ans
      
Les  années rebelles, car rebelle elle l'a été et bien pire quelques fois.
      C'est à ce moment qu'elle a découvert l'art et ce fut son coup de foudre .

 


      

      

      17 ans
    Elle décida d'en faire son métier et rien ni personne n'aurait pu l'en dissuader.

         
         
     

21 ans
            Elle était la curiosité même, rien ne lui faisait peur, peinture, sculpture, théâtre, musique ,
            c'est avec courage et détermination, qu'après un Bac D ,elle fit des études universitaires
            jusqu'à obtenir une maîtrise en arts plastiques

   

 

Nat à 23 ans ,cela aurait pu être sa robe de Marié

 

      
      

    25 ans
    Mais comme l'art ne nourrit pas toujours son homme,
    elle avait décidé de devenir maîtresse d'école pour pouvoir exercer ses talents avec les enfants
   
   
Mais voilà notre trésor nous a quitté un 10 janvier 2002 par une froide nuit d'hiver,
  victime d'un stupide accident de la circulation pour rejoindre notre seigneur la haut dans le ciel.
Elle aurait eu 26 ans, 3 semaines plus tard. Malgré cet océan de larmes qu'elle a suscité et
  dans lequel nous ne voulons pas nous noyer, nous espérons qu'elle est heureuse,
  quel que soit l'endroit ou elle se trouve actuellement.
    Nous ne verrons jamais la femme qu'elle aurait pu devenir,
  nous ne connaîtrons jamais les enfants qu'elle aurait pu avoir.
  C'est là nos seuls regrets ainsi que ceux de ses frères, de ses grands parents
  qui la chérissaient tout particulièrement, de toute sa famille et aussi de ses amis

 

       

Adieu notre Natacha chérie, que Dieu vieille sur toi! nous nous reverrons un jour

 

*****

 

A ma soeur

J'avoue écrire ces quelques lignes seulement quelques heures après la mort de Natacha… je décide de composer cet éloge funèbre pour honorer sa mémoire et apaiser ma douleur… J'aurai du mal à dire qui était vraiment Natacha ,mais je peux dire ce qu'elle a représenté et ce qu'elle représente pour moi… 

J'ai fait la connaissance de Natacha Kis peu après ma naissance et je dois dire que les premières années de nos vies respectives ont été quelque peu conflictuelles… d'ailleurs je crois que nos disputes sont restées célèbres dans la famille… la fois où j'ai manqué sa jambe de deux centimètres avec le couteau à pain, la fois où elle a failli m'éborgner avec un réveil… enfin bon, nous étions le résumé pur et simple de l'expression : " qui aime bien, châtie bien" parce qu'en contrepartie, c'était la première à lever le poing pour me défendre quand je n'allais pas bien. 

Puis Nat est partie à Strasbourg, puis à Rennes.Ma nature terrienne et introspective ne pouvait suivre le battement de ses ailes de papillon avides d'inconnu, de voyages, de nouveaux horizons et de nouvelles personnes à rencontrer. Puis je l'ai redécouvert il y a deux ans.
  Au moment où j'ai décidé de cesser de me voiler la face sur qui j'étais, je me suis demandé qui était ma sœur.
  Je la résumerai en quelques mots : liberté, courage, originalité et altruisme.
 

Altruiste. Natacha l'était, un peu trop violemment au goût de certains, mais Nat aimait follement ses amis,sa famille et même tous ces anonymes qu'elle ne connaissait pas... elle serait morte pour eux…pardon pour l'ironie de ces derniers propos ,mais j'ai encore une douleur lancinante à l'arcade sourcilière,vieux souvenir d'un réveil… mais Nat aimait l'humour noir.

Ensuite originale ! C'est le mot qui revient le plus souvent dans la bouche de ceux qu'ils l'ont connu.
  Originale et même passionnément originale : elle nous a tout fait :la période Mickeal Jackson, la période fashion victim , la baba cool, l'artiste,la baroudeuse, la voyageuse, la yougoslave, l'amoureuse, la musicienne, la techno girl. Elle fourmillait d'idées plus inventives les unes que les autres, elle aimait les choses qui sortaient de l'ordinaire parce qu'elle était vraiment extraordinaire. Et franchement dit, que je me dispute avec elle ou pas, je ne m'ennuyais jamais.
 

Nat aurait détesté toute cérémonie funèbre classique,le noir, le cercueil verni, les gens qui pleurent, elle aurait aimé qu'on porte des kilts de couleur aubergine, qu'on chante du Brigitte Fontaine et qu'on fasse la fête à la Schildmatt sur les hauteurs de la vallée de Munster et pour finir, elle aurait aimé qu'on rit . Elle aurait dit : " Putain ! le style gothique et le look famille Addams c'est le truc de Loïc, pas le mien, riez un bon coup et balancez mes cendres à la mer ! " 

Pour finir, elle est pour moi l'exemple du courage et de la liberté.
  On ne capturait pas Natacha, on prenait juste plaisir à la voir voler. Pour illustrer mon propos, je vais citer Nat elle-même et ce que j'ai trouvé le soir de sa mort à la fin de son agenda 2001 :
 

"La liberté c'est le bonheur, c'est ce que je pense sincèrement et profondément, mais ce n'est pas seulement ça,c'est aussi une grande difficulté, c'est quelque chose qui fait très peur… on n'est pas habitué dans notre société à être quelqu'un de libre, personne ne m'a jamais dit: " tu es libre, ta vie est entre tes mains et tu peux en faire ce que tu veux " non… c'est plutôt " il faut trouver du travail, il faut de l'argent, il faut une belle situation, un bon mari, etc…
   
Vivre librement n'est pas une habitude…il est vrai qu'il est tellement plus facile de laisser aux autres, à la société, le soin de décider pour nous, ainsi on se laisse porter, on ne réfléchit pas trop.
   
Quand on choisit la liberté, tout devient possible et c'est cela qui fait très peur, pour désirer la liberté, il faut avoir le cran de s'y lancer…
   
Quand je choisis la liberté chaque journée m'appartient, c'est moi, et moi seule qui décide ce que j'en fais… cela veut dire que je ne cesse de réfléchir, que je ne cesse de m'écouter… et ça non plus on n'a pas l'habitude de s'écouter. La promesse de bonheur est très grande mais l'impression de vertige aussi… " 

Voilà ! En tout cas, pour moi, Nat sera est restera au fond de mon cœur mon courage, mon amour de la vie et mon envie de liberté. Elle est déjà la force qui anime mon âme. 

Merci Grande Sœur, pour tout ce que tu m'as appris.

Et là, elle me dirait : " de rien mon Grand ! C'est normal ! "

 

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Ma maman

21 septembre 1932 - 14 novembre 2004

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Ma Maman

Ce fut une maman comme chaque enfant devrait en avoir une , bonne, patiente et aimante, elle me manque énormement.
Ce fut aussi une Grand-Mère qui adorait ses petits enfants.
J'avais demandé à mon fils Loïc de dire quelques mots sur elle lors de son enterrement voici ce qu'il avait écrit

On m'a demandé d'écrire l'éloge funèbre de ma grand-mère et j'avoue qu'il est un peu difficile d'exposer simplement toute la somme de choses qui font qu'on aime une personne et qu'on la trouve formidable.
J'ai plutôt envie de faire part de l'impression générale que j'ai lorsque je songe à elle : c'est celle d'une personne avec laquelle j'aimais rire car, en y réfléchissant, elle avait beaucoup d'humour. C'était une personne qui prenait le temps de s'asseoir à côté de moi et qui me demandait quels étaient mes projets, mes ambitions et mes rêves. Et je crois qu'elle faisait cela avec chacun de ses petits-enfants espérant pour chacun de nous une vie riche en événements.
Elle me faisait aussi part d'une foule d'anecdotes sur son enfance, sa vie de mère, ses voyages et toutes les histoires drôles auxquelles elle avait été confrontée. C'était ma grand-mère chérie qui aimait regarder la formule 1 chaque dimanche.
Parmi la foule d'anecdotes qu'elle m'a raconté, je me souviendrai toujours comment elle m'a décrit son enfance durant la seconde guerre mondiale.
Ce n' était pas des souvenirs tristes ou apeurés, au contraire, ce fut pour elle une période de liberté où elle s'était amusée. Elle m'avait conté quelques unes de ses aventures magnifiques à travers la campagne et les bois de son
village natal. En fait elle m'a fait voir qu'au cour de la plus terrible tourmente, il demeure toujours le rire et la vie.
Quelqu'un m'a dit récemment qu'on était peu de choses mais je crois qu'on est beaucoup dans le coeur des gens qui nous côtoient et ceci est peut-être la plus belle des immortalités.
Pour conclure et pour souhaiter à ma grand-mère bon voyage vers les rivages éternellement ensoleillés où elle s'en est allée, j'aimerais lire un extrait du Prophète, une oeuvre de Khalil Gibran :



Vous voudriez percer le secret de la mort, mais comment y parvenir sans aller le chercher au cœur de la vie ?
Le hibou qui vit à l'orée de la nuit est aveugle au jour ; ses yeux ne peuvent dévoiler le mystère de la lumière.
Si vous brûlez de voir l'esprit de la mort, ouvrez grand votre cœur dans le corps de la vie. Car la vie et la mort ne font qu'un, comme ne font qu'un la rivière et la mer.
Dans les profondeurs de vos espoirs et de vos désirs sommeille votre silencieuse connaissance de l'au-delà ; De même que la semence rêve sous la neige, votre cour rêve des épousailles du printemps. Ayez confiance en vos rêves, car en eux sont cachés les clés de l'éternité.
Votre effroi face à la mort n'est que ce tremblement du berger lorsque le roi lui fait l'honneur de le recevoir et s'apprête à poser la main sur sa tête. Or, en allant recevoir l'insigne du roi, le berger ne sait-il pas qu'un frisson de joie s'éveille déjà sous sa peur ?
Qu'est-ce donc que mourir si ce n'est s'offrir nu au vent et s'évaporer au soleil ? Et cesser de respirer, n'est-ce pas libérer le souffle de ses perpétuelles marées, afin de s'élever sans le poids de la chair et de s'exhaler à la recherche de Dieu ?
Quand vous aurez bu à la rivière du silence, alors seulement vous saurez véritablement chanter. Et lorsque vous aurez atteint le sommet de la montagne, vous commencerez à monter. Et dès lors que la terre aura réclamé votre corps, vous saurez enfin danser.

 

barrecoeur

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Ma mère

Thomas, s'est mis en tête de sortir avec une autre femme que la sienne : Sa mère. L'idée est venue de sa femme, qui lui a suggéré d'inviter sa mère à dîner, puis d'aller au cinéma avec elle.
Il raconte : "Quand j'ai été la chercher, elle était un peu nerveuse - comme moi." " J'ai dit à mes amis que je sortais ce soir avec mon fils, et elles m'ont toutes enviée" me dit-elle. Elle avait été chez le coiffeur, ses yeux étaient brillants et je surpris plusieurs fois son regard posé sur moi. On y lisait un mélange de mélancolie, de joie et d'amour.
J'avais choisi un restaurant chinois tranquille. Je lui ai lu le menu, comme elle le faisait pour moi quand j'étais petit. En fait, nous avons tellement bavardé que nous avons raté la séance de cinéma. Mais ce n'était pas grave. Passé les premiers moments d'émotion, nous étions dans une discussion passionnée sur tout. La vie, le passé, le futur, ma femme, mes enfants .
Quand je l'ai raccompagné, elle me dit : "La prochaine fois, tu me laisses t'inviter."
Ma femme me demanda comment cela s'était passé." Bien mieux que je ne l'avais imaginé. Ma mère a été touchée par cette attention, et je crois que c'était le plus beau cadeau que j'ai pu lui faire !"
La semaine suivante, ma mère mourut d'une soudaine crise cardiaque.
Le lendemain de son décès, je trouvai au courrier une enveloppe postée de sa banlieue. C'est en tremblant que je l'ai ouverte. Il y avait un menu du même restaurant et un reçu.
" Tu m'as fait un plaisir immense en m'invitant à dîner. Je ne suis pas sûre d'être encore là pour t'inviter, alors j'ai payé d'avance un repas pour deux.
Vas-y avec ta femme. Remercie-la de ma part.
JE T'AIME. Ta Maman"

 

J'ai réalisé à ce moment combien il est important de passer du temps avec ceux que l'on aime. Hier est un chèque sans provision, demain est une promesse,
mais AUJOURD'HUI est de l'argent liquide. Dépensez-le avec amour et sagesse

 

barrecoeur

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15-07-03

Ce qui se passera de l’autre côté

21

Ce qui se passera de l’autre côté
Quand tout pour moi aura basculé dans l’éternité...
Je ne le sais pas !
Je crois, je crois seulement qu’un grand amour m’attend.
Je sais pourtant qu’alors, pauvre et dépouillé,
je laisserai Dieu peser le poids de ma vie,
mais ne pensez pas que je désespère...
Non, je crois, je crois tellement qu’un grand amour m’attend.
Si je meurs, ne pleurez pas,
c’est un amour qui me prend paisiblement.
Si j’ai peur... et pourquoi pas ?
Rappelez-moi souvent, simplement, qu’un grand amour m’attend.
Mon Rédempteur va m’ouvrir la porte, de la joie, de sa lumière.
Oui, Père, voici que je viens vers toi.
Comme un enfant, je viens me jeter dans ton amour,
ton amour qui m’attend.

 

barrecoeur

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Le jour viendra

20

Le jour viendra où mon corps reposera sur un drap blanc
soigneusement replié aux quatre coins du matelas,
dans un hôpital affairé à s'occuper des vivants et des mourants.
À un moment donné, un médecin déclarera
que mon cerveau a cessé de fonctionner et que,
à toutes fins pratiques, ma vie est arrivée à son terme.

Lorsque ce moment viendra,
n'essayez pas d'insuffler à mon corps une vie artificielle au moyen d'une machine.
Et ne dites pas que je suis sur mon lit de mort.
Parlez plutôt d'un lit de vie
et permettez qu'on vienne y prendre mon corps
et qu'on l'utilise pour aider les autres à vivre une vie meilleure.

Donnez mes yeux à l'homme qui n'a jamais vu l'aube,
le visage d'un bébé ou l'amour dans les yeux d'une femme.
Donnez mon cœur à celui dont le cœur ne cause que d'interminables journées de souffrance.
Donnez mon sang à l'adolescent qu'on vient d'extirper de sa voiture accidentée,
afin qu'il vive assez longtemps pour voir jouer ses petits-enfants.
Donnez mes reins à quelqu'un qui dépend d'une machine
pour vivre semaine après semaine.
Prenez chacun de mes os, chacun de mes muscles,
chaque fibre et chaque nerf de mon corps,
et trouvez le moyen de faire marcher l'enfant cloué à un fauteuil roulant.

Explorez chaque recoin de mon cerveau.
S'il le faut, emparez-vous de mes cellules et laissez-les croître
pour permettre un jour à un petit garçon muet
de crier sa joie au son d'un bâton de baseball frappant la balle,
ou à une fillette sourde d'entendre la pluie marteler sa fenêtre.

Brûlez ce qui reste de mon corps
et dispersez les cendres aux quatre vents pour aider les fleurs à pousser.

Si vous tenez absolument à enterrer quelque chose,
alors enterrez mes fautes, mes faiblesses et tout le mal que j'ai fait à autrui
Confiez mon âme à Dieu.

Si, par hasard, vous désirez faire quelque chose en souvenir de moi,
alors ayez un mot ou un geste aimable pour quelqu'un qui en a besoin.
Si vous faites tout ce que j'ai demandé, je vivrai éternellement.

 

barrecoeur

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