Au pré de Lune

Je dédie cette page à ma fille chérie qui est partie bien trop tôt pour son dernier voyage le 10 janvier 2002 à l' âge de 26 ans

Natacha ma petite fille cherie

 1976 - 2002

 Souvenez  vous d'elle avec un sourire ,et non avec tristesse car c'est ainsi qu'elle pensera à vous . 

    Si vous n'y arrivez pas ! alors oubliez la !
       
      

               
            
          8jours
Elle aimait le bleu ,dès sa naissance elle a baigné dans le bleu, c'était un petit bout de chou de trois kilogrammes,  Dieu comme nous l'aimions déjà, son père et moi, nous étions nous même encore presque des enfants j'avais 20 ans et lui 22
.

       
   

  nat au mariage

   14 mois

          Elle charmait tout son entourage par sa bonne humeur et son sourire, une vraie petite image, jamais elle ne pleurait
         

         

3 ans
        Elle n'avait qu'une chose à faire ,grandir et s'épanouir comme la petite fleur qu'elle était

  

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  9 ans

           


 15 ans
      
Les  années rebelles, car rebelle elle l'a été et bien pire quelques fois. C'est à ce moment qu'elle a découvert l'art et ce fut son coup de foudre .

 

      
      

      17 ans
    Elle décida d'en faire son métier et rien ni personne n'aurait pu l'en dissuader.

          


         
     

21 ans
            Elle était la curiosité même, rien ne lui faisait peur, peinture, sculpture, théâtre, musique , c'est avec courage et détermination, qu'après un Bac D ,elle fit des études universitaires jusqu'à obtenir une maîtrise en arts plastiques

   

 

 23 ans 

  

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    25 ans


    Mais comme l'art ne nourrit pas toujours son homme, elle avait décidé de devenir maîtresse d'école pour pouvoir exercer ses talents avec les enfants.  Mais voilà notre trésor nous a quitté un 10 janvier 2002 par une froide nuit d'hiver,  victime d'un stupide accident de la circulation pour rejoindre notre seigneur la haut dans le ciel. Elle aurait eu 26 ans, 3 semaines plus tard. Malgré cet océan de larmes qu'elle a suscité et  dans lequel nous ne voulons pas nous noyer, nous espérons qu'elle est heureuse,  quel que soit l'endroit ou elle se trouve actuellement.    Nous ne verrons jamais la femme qu'elle aurait pu devenir,  nous ne connaîtrons jamais les enfants qu'elle aurait pu avoir.   C'est là nos seuls regrets ainsi que ceux de ses frères, de ses grands parents  qui la chérissaient tout particulièrement, de toute sa famille et aussi de ses amis

 

       

Adieu notre Natacha chérie, que Dieu vieille sur toi! nous nous reverrons un jour

 *****

 A ma soeurJ'avoue écrire ces quelques lignes seulement quelques heures après la mort de Natacha… je décide de composer cet éloge funèbre pour honorer sa mémoire et apaiser ma douleur… J'aurai du mal à dire qui était vraiment Natacha ,mais je peux dire ce qu'elle a représenté et ce qu'elle représente pour moi… 
J'ai fait la connaissance de Natacha Kis peu après ma naissance et je dois dire que les premières années de nos vies respectives ont été quelque peu conflictuelles… d'ailleurs je crois que nos disputes sont restées célèbres dans la famille… la fois où j'ai manqué sa jambe de deux centimètres avec le couteau à pain, la fois où elle a failli m'éborgner avec un réveil… enfin bon, nous étions le résumé pur et simple de l'expression : " qui aime bien, châtie bien" parce qu'en contrepartie, c'était la première à lever le poing pour me défendre quand je n'allais pas bien. 

Puis Nat est partie à Strasbourg, puis à Rennes.Ma nature terrienne et introspective ne pouvait suivre le battement de ses ailes de papillon avides d'inconnu, de voyages, de nouveaux horizons et de nouvelles personnes à rencontrer. Puis je l'ai redécouvert il y a deux ans.
  Au moment où j'ai décidé de cesser de me voiler la face sur qui j'étais, je me suis demandé qui était ma sœur. Je la résumerai en quelques mots : liberté, courage, originalité et altruisme. Altruiste. Natacha l'était, un peu trop violemment au goût de certains, mais Nat aimait follement ses amis,sa famille et même tous ces anonymes qu'elle ne connaissait pas... elle serait morte pour eux…pardon pour l'ironie de ces derniers propos ,mais j'ai encore une douleur lancinante à l'arcade sourcilière,vieux souvenir d'un réveil… mais Nat aimait l'humour noir.
Ensuite originale ! C'est le mot qui revient le plus souvent dans la bouche de ceux qu'ils l'ont connu.
  Originale et même passionnément originale : elle nous a tout fait :la période Mickeal Jackson, la période fashion victim , la baba cool, l'artiste,la baroudeuse, la voyageuse, la yougoslave, l'amoureuse, la musicienne, la techno girl. Elle fourmillait d'idées plus inventives les unes que les autres, elle aimait les choses qui sortaient de l'ordinaire parce qu'elle était vraiment extraordinaire. Et franchement dit, que je me dispute avec elle ou pas, je ne m'ennuyais jamais.

Nat aurait détesté toute cérémonie funèbre classique,le noir, le cercueil verni, les gens qui pleurent, elle aurait aimé qu'on porte des kilts de couleur aubergine, qu'on chante du Brigitte Fontaine et qu'on fasse la fête à la Schildmatt sur les hauteurs de la vallée de Munster et pour finir, elle aurait aimé qu'on rit . Elle aurait dit : " Putain ! le style gothique et le look famille Addams c'est le truc de Loïc, pas le mien, riez un bon coup et balancez mes cendres à la mer ! " 

Pour finir, elle est pour moi l'exemple du courage et de la liberté. On ne capturait pas Natacha, on prenait juste plaisir à la voir voler. Pour illustrer mon propos, je vais citer Nat elle-même et ce que j'ai trouvé le soir de sa mort à la fin de son agenda 2001 : 
"La liberté c'est le bonheur, c'est ce que je pense sincèrement et profondément, mais ce n'est pas seulement ça,c'est aussi une grande difficulté, c'est quelque chose qui fait très peur… on n'est pas habitué dans notre société à être quelqu'un de libre, personne ne m'a jamais dit: " tu es libre, ta vie est entre tes mains et tu peux en faire ce que tu veux " non… c'est plutôt " il faut trouver du travail, il faut de l'argent, il faut une belle situation, un bon mari, etc…
    Vivre librement n'est pas une habitude…il est vrai qu'il est tellement plus facile de laisser aux autres, à la société, le soin de décider pour nous, ainsi on se laisse porter, on ne réfléchit pas trop. 
    Quand on choisit la liberté, tout devient possible et c'est cela qui fait très peur, pour désirer la liberté, il faut avoir le cran de s'y lancer…
    Quand je choisis la liberté chaque journée m'appartient, c'est moi, et moi seule qui décide ce que j'en fais… cela veut dire que je ne cesse de réfléchir, que je ne cesse de m'écouter… et ça non plus on n'a pas l'habitude de s'écouter. La promesse de bonheur est très grande mais l'impression de vertige aussi… " 
Voilà ! En tout cas, pour moi, Nat sera et restera au fond de mon cœur mon courage, mon amour de la vie et mon envie de liberté. Elle est déjà la force qui anime mon âme. 

Merci Grande Sœur, pour tout ce que tu m'as appris. 
Et là, elle me dirait : " de rien mon Grand ! C'est normal ! "

 

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10-01-17

15 ans déja

Ma fille , 

Vivre et croire,c’est aussi accepter que la vie contient la mort et que la mort contient la vie.
C’est savoir, au plus profond de soi,qu’en fait, rien ne meurt jamais.
Il n’y a pas de mort,il n’y a que des métamorphoses. tu ne nous à pas quitté.
Mais tu t’en es allé au pays de la Vie, là où les fleurs plus jamais ne se fanent, là où le temps  ne sait plus rien de nous.
Ignorant les rides et les soirs, là où c’est toujours matin, là où c’est toujours serein.
Tu as quitté nos ombres, nos souffrances et nos peines.
Tu as pris de l’avance au pays de la Vie.
Je fleurirai mon cœur en souvenir de toi, là où tu vis en moi, là où je vis pour toi.
Et je vivrai deux fois…

Par Père André Marie

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06-02-15

Nana

 

Encore une année de plus. Aujourd' hui , elle fête ses 39 ans loin de moi 

Bon anniversaire ma puce 

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Ne me demandez pas si j'ai réussi à surmonter mon chagrin , je ne le surmonterai jamais.
Ne me dites pas qu'elle est mieux là où elle est maintenant, elle n'est pas ici auprès de moi.
Ne me dites pas que vous savez ce que je ressens, à moins que vous ayez aussi perdu un enfant.
Ne me dites pas que j' ai eu de la chance de l' avoir eu ces quelques années, où est la chance dans son absence ?
Ne me demandez pas de guérir, cette plaie ne cicatrisera jamais
 pas un seul jour  depuis qu' elle est partie ,où elle n' est pas dans mes pensées, dans mon coeur meurtri
Dites-moi simplement que vous êtes désolé.
Dites-moi simplement que vous vous souvenez de mon enfant.
Je vous en prie, laissez-moi simplement pleurer...

 

 

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06-02-14

38 ans


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aujourd' hui ma puce aurait eu 38 ans , bon anniversaire mon ange .
tu me manques tellement ....

 

*****

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j’ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !

Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté !

Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.

Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je sera là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai !

Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !

Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

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06-02-13

Encore 1 an de +

Aujourd' hui ma puce aurait eu 37 ans , c'est un peu dur , elle me manque toujours autant !!!! ....
j' ai quand même passé un très bel après midi , avec une bande de patcheuses jolviales et fort sympathiques à faire des bijoux en tissu , cela m' a changé les idées et en plus c' était vraiment super , merci Michèlebisou3

Bonne soirée

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06-02-12

Bon anniversaire

Aujourd'hui , ma puce à 36 ans, non non je ne suis pas triste , bon ok peut- être un tout petit peu , c'est un grand jour , un jour de joie , ,
la chance de l' avoir porté , de l' avoir connu et d'avoir eu le droit de faire un petit bout de chemin avec elle

bon anniversaire ma puce, je t' aime

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La mort n’est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours.

Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.

Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l’a toujours été,
sans emphase d’aucune sorte,
sans une trace d’ombre.

La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.

Vous voyez, tout est bien.

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10-01-12

Ou es- tu que fais-tu ?

 

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cette belle chanson écrite par Jean-Claude Gianadda,
le troubadour du bon Dieu , est pour toi ma puce

 ou es tu ?

Je n'aurais jamais cru dire un jour .... 10 ans déjà ....
et pourtant c'est comme si tu nous avais quittés hier mon ange
Le chagrin est toujours là , et il fait toujours aussi mal
même si je le cache tout au fond de mon coeur

Je t' aime ma puce

 

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10-01-11

10/02/2011 je suis assise ici ....

Je suis assise ici, seule, si triste et solitaire. Je pense à toi souvent... chaque minute du jour, me demandant comment tu vas, ce que tu fais, souhaitant te serrer dans mes bras. Je suis assise, me souvenant de tout ce que nous avons partagé, rêvant à tout ce qui sera, et je verse une larme pour chaque minute sans toi.
Parfois, je crois en ma force et que le temps qui nous sépare s'écoulera vite, et puis parfois, je m'assieds et pleure et me demande pourquoi faut-il que l'amour fasse ainsi mal... Bien que parfois dans la solitude... quelque part dans le vide je me sente pourtant très aimée, et je réalise que ce n'est pas l'amour qui fait si mal...C'est d'être sans toi.

( texte de Cathy Lynn Oaks)

 

 

nana

 

*********************

s.v. p allumer une petite bougie pour ma puce 586

 

merci vous

 

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14-11-04

Ma maman

21 septembre 1932 - 14 novembre 2004

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Ma Maman

Ce fut une maman comme chaque enfant devrait en avoir une , bonne, patiente et aimante, elle me manque énormément.
Ce fut aussi une Grand-Mère qui adorait ses petits enfants.
J'avais demandé à mon fils Loïc de dire quelques mots sur elle lors de son enterrement voici ce qu'il avait écrit

On m'a demandé d'écrire l'éloge funèbre de ma grand-mère et j'avoue qu'il est un peu difficile d'exposer simplement toute la somme de choses qui font qu'on aime une personne et qu'on la trouve formidable.
J'ai plutôt envie de faire part de l'impression générale que j'ai lorsque je songe à elle : c'est celle d'une personne avec laquelle j'aimais rire car, en y réfléchissant, elle avait beaucoup d'humour. C'était une personne qui prenait le temps de s'asseoir à côté de moi et qui me demandait quels étaient mes projets, mes ambitions et mes rêves. Et je crois qu'elle faisait cela avec chacun de ses petits-enfants espérant pour chacun de nous une vie riche en événements.
Elle me faisait aussi part d'une foule d'anecdotes sur son enfance, sa vie de mère, ses voyages et toutes les histoires drôles auxquelles elle avait été confrontée. C'était ma grand-mère chérie qui aimait regarder la formule 1 chaque dimanche.
Parmi la foule d'anecdotes qu'elle m'a raconté, je me souviendrai toujours comment elle m'a décrit son enfance durant la seconde guerre mondiale.
Ce n' était pas des souvenirs tristes ou apeurés, au contraire, ce fut pour elle une période de liberté où elle s'était amusée. Elle m'avait conté quelques unes de ses aventures magnifiques à travers la campagne et les bois de son
village natal. En fait elle m'a fait voir qu'au cour de la plus terrible tourmente, il demeure toujours le rire et la vie.
Quelqu'un m'a dit récemment qu'on était peu de choses mais je crois qu'on est beaucoup dans le coeur des gens qui nous côtoient et ceci est peut-être la plus belle des immortalités.
Pour conclure et pour souhaiter à ma grand-mère bon voyage vers les rivages éternellement ensoleillés où elle s'en est allée, j'aimerais lire un extrait du Prophète, une oeuvre de Khalil Gibran :



Vous voudriez percer le secret de la mort, mais comment y parvenir sans aller le chercher au cœur de la vie ?
Le hibou qui vit à l'orée de la nuit est aveugle au jour ; ses yeux ne peuvent dévoiler le mystère de la lumière.
Si vous brûlez de voir l'esprit de la mort, ouvrez grand votre cœur dans le corps de la vie. Car la vie et la mort ne font qu'un, comme ne font qu'un la rivière et la mer.
Dans les profondeurs de vos espoirs et de vos désirs sommeille votre silencieuse connaissance de l'au-delà ; De même que la semence rêve sous la neige, votre cour rêve des épousailles du printemps. Ayez confiance en vos rêves, car en eux sont cachés les clés de l'éternité.
Votre effroi face à la mort n'est que ce tremblement du berger lorsque le roi lui fait l'honneur de le recevoir et s'apprête à poser la main sur sa tête. Or, en allant recevoir l'insigne du roi, le berger ne sait-il pas qu'un frisson de joie s'éveille déjà sous sa peur ?
Qu'est-ce donc que mourir si ce n'est s'offrir nu au vent et s'évaporer au soleil ? Et cesser de respirer, n'est-ce pas libérer le souffle de ses perpétuelles marées, afin de s'élever sans le poids de la chair et de s'exhaler à la recherche de Dieu ?
Quand vous aurez bu à la rivière du silence, alors seulement vous saurez véritablement chanter. Et lorsque vous aurez atteint le sommet de la montagne, vous commencerez à monter. Et dès lors que la terre aura réclamé votre corps, vous saurez enfin danser.

 

barrecoeur

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27-11-03

Mes parents

 

 

 

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          Je ne suis pas écrivain, et j'ai nullement la prétention de faire mon autobiographie, si j'ai écrit ces quelques histoires tirées de mon enfance c'est juste pour vous faire partager quelques souvenirs et histoires drôles des années 60 , l'époque ou un enfant avait encore le droit d'être un enfant....           

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Mes parents
      
Troisièmes filles d’une famille de 4 enfants , je peux affirmer haut et fort que mon enfance fût des plus heureuse , s’il est vrai que nous n’étions pas riche, nous n’avons pourtant jamais manqué de rien et surtout pas de l’essentiel : l’amour de nos parents.
      Papa était peintre en bâtiment et maman se partageait entre les chantiers, où elle valait bien un homme malgré sa petite taille, et son foyer car elle était toujours là pour nous accueillir après l’école.

 

 


  Maman vient d’une famille protestante du nord de l’Alsace, dans « l’Alsace bossu » comme on dit chez nous

 

 

Papa quand a lui vient d’une famille catholique très croyante, qui à mon avis frisait presque le fanatisme.

 


  En ces temps là certains villages étaient entièrement « Protestant » ou « Catholique» ou presque …
  On ne mélangeait pas les familles, un mariage inter religieux était inconcevable
  Mais mes parents s’aimaient là était leur force mais aussi leur faiblesse.
  Ils bravèrent donc les tabous et se marièrent par une belle journée de l’an 1951.
  Ils faut dire qu’il leur a fallu beaucoup de courage pour braver les foudres de mon grand-père paternel, c’était un Catholique pur et dur de la vieille école un peu extrémiste sur les bords et les bords étaient larges et avoir une belle-mère telle que ma grand-mère paternelle n’était pas un cadeau, une vrai peste.
  Je vous choque ? … et bien c’était pourtant la vérité, elle comptait bien faire payer à ma mère durant sa vie entière, le fait d’avoir oser épouser son fils, pensez donc… une protestante, pauvre, sans aucune dot.
  Les parents de mon père étaient des fermiers aisés avec un gros tas de fumier devant la porte, ne riez pas, je vous explique… Les fermes de village étaient alignées les unes à coté des autres le long des deux cotés de la route principale qui traversait le village et l’on pouvait estimer la richesse d’un fermier à la hauteur du tas de fumier qui se trouvait toujours devant la porte , c'est-à-dire juste à coté de l’étable, plus le tas était impressionnant , plus le fermier avait de bêtes et de terres plus il était riche enfin… c’était vrai à l’époque car mes grands- parents paternels avaient deux vaches , un cochon, quelques lapins et autant de poules, les quelques lopins de terre leurs permettaient de nourrir toute la famille y compris les bêtes et mon grand-père qui était maçon de métier apportait le confort et parfois le superflu grâce à son salaire mensuel et mon père était fils unique….
  Ma mère, elle, venait d’une famille modeste qui comptait 5 enfants, son père était cantonnier et grâce au petit jardin, quelques poules et deux chèvres ils arrivaient difficilement à joindre les deux bouts, ma grand-mère maternelle était une maîtresse femme, elle dût élever ses 5 enfants toute seule, mon grand-père ne revenant que les week-end , c’est pourquoi elle fût particulièrement sévère avec maman qui était l’aînée, c’est elle qui avait toutes les corvées et la garde des plus petits lorsque ma grand-mère allait aider aux champs, quelques part, je me dis, que maman s’est mariée si jeune pour pouvoir quitter au plus vite la maison… mais….. pour trouver bien pis malheureusement….
  Malgré tout, nous avons eu une enfance très heureuse, dans l’ignorance des mesquineries et chicaneries de nos grands-parents paternels, qui ont bien souvent fait pleurer maman.
  Nous étions entourés de l’amour infini de nos parents et papa prenait toujours la défense de sa femme quoi qu’il arrive.
  A peine mariée, maman fut vite enceinte de mes sœurs (des jumelles), qui arrivèrent au monde à Strasbourg en 1952, quatre ans plus tard c’est moi qui montrait mon petit bout de nez par la journée la plus froide de l’hiver de l’année 1956, papa dût marcher 10 km par moins 32° pour aller chercher la voiture du garagiste qui emmènerait maman à l’hôpital le plus proche. , (j’aurais dû être le garçon hi ! hi ! hi !) Il m’en parle encore souvent maintenant
  J’avais deux ans lorsqu’ils débarquèrent à Ste Marie aux mines, une petite ville industrielle de 15000 âmes en Alsace centrale au pied des Vosges. Papa voulait se mettre à son compte et grâce à un ami qui tenait un restaurant-boulangerie, il eût l’opportunité de le faire.
  Ils achetèrent donc une maison avec une ancienne limonaderie que mon grand-père paternel transforma en atelier de peinture et oui vous avez bien compris…cela aurait été l’occasion de séparer les deux familles, je n’ai jamais compris pourquoi ils ont fait suivre la famille paternelle, mais je suppose qu’étant fils unique, papa se sentait coupable d’abandonner ses parents et puis c’était ainsi dans le temps, il n’était pas rare que trois génération vivent ensemble. Il est vrai que mon grand-père l’a beaucoup aidé dans la réfection de la maison, le hic c’est que sa femme en l’occurrence ma grand-mère paternelle faisait aussi partie du voyage, vous me trouvez dure, non croyez moi c’était vraiment une méchante femme comme on les rencontre dans les contes de fées. Bien que parfois elle avait aussi des bons côtés mais ils étaient rares.
  Grand-père Joseph quand à lui n’était pas méchant bougre mis à part son obsession religieuse et je crois bien qu’il aimait bien maman mais il était sous la coupe de sa femme et se laissait souvent monter le bourrichon par elle.
  Mon frère naquît donc à Ste Marie aux Mines en 1960.. enfin le petit prince était là, celui qui transmettrait le nom de famille à la génération suivante.
  Petit prince il le fût, gâté par toute la famille, y compris par moi-même, c’était un beau gosse espiègle à souhait , les yeux pétillaient de malice, faut dire qu’il était tellement craquant, la fierté de notre père et de son grand père, moi-même je passais inaperçue, il y avait les jumelles, des petites filles modèles parait-il... et le fils, le petit dernier. Ho!... ne vous méprenez pas, je ne me plains pas, c’est juste une constatation, je n’avais d'ailleurs aucune raison de me plaindre, j’avais tout l’amour que je désirais et cet anonymat m’arrangeait bien, on ne se mêlait pas de mes affaires et c’était très bien ainsi.

   

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